Lundi 18 janvier 2010
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4 janvier, mon premier rendez-vous important de l'année. Je vais voir un avocat spécialiste des affaires de divorce. Je tiens mes renseignements, du barreau et de la description qui en est faite
sur le site des divorcés de France. Si, si ça existe !
Je ne supporte pas d'attendre et dans toute autre circonstance, je serais partie, pas là, il faut que je puisse me confronter avec ce professionnel de la fin de vie des couples mariés.
Fait surprenant, il s'excuse de son retard et me convie dans son cabinet. Je passe les détails sur l'homme et son apparence physique. Ce n'est pas ce qui est important.
Il m'invite à m'exprimer sur ma requête. la voilà :
Mariée depuis 1982 ou 83, je ne sais plus, j'ai quatre enfants de 13 à 22 ans et je souhaite divorcer de leur père qui est redevenu un étranger. J'ai tenté de me rapprocher de lui, mis en place un
certain nombre de passerelles, j'ai lutté pour ne pas faire partie des statistiques, mais je ne peux plus continuer à cohabiter avec quelqu'un si je n'ai rien à partager avec lui.
Je ne le déteste pas, je ne lui en veux pas, je ne suis plus en colère après lui. Mais vivre aux côtés d'un collègue ne me convient plus. Il n'y a plus d'échanges entre nous et ce mariage n'a
plus aucun sens. Il n'y a pas de violence agie entre nous mais l'absence de communication est une forme de violence que je ne veux plus m'imposer, ni à mes enfants d'ailleurs.
Sera t'il d'accord pour une procédure commune, je n'en sais rien. Lui ai-je déjà parlé de cette procédure que je veux entamer ? oui !
Qu'en dit-il ? Rien !
C'est surprenant... Oui, mais il semble se satisfaire du statut quo. Je n'ai plus envie de l'interroger sur ses intentions, je l'ai fait oralement et par écrit aussi. La dernière fois, c'était cet
été. Je n'ai obtenu aucune réaction.
Je veux partir avant de le mépriser. Il n'est pas mauvais, n'est pas violent, je ne le supporte plus, c'est tout. On n'a plus d'intérêts communs.
La villa n'est pas finie de payer, il reste quatre ou cinq ans. Les enfants ne sont pas autonomes, on continuera à être parents pour subvenir à leurs besoins au prorata de nos revenus.
A t-il une "amie", voit-il quelqu'un ? je ne crois pas, en fait je n'en sais rien. Il y a bien une de ses chefs de service qui semble lui être dévouée corps et âme, mais il n'a jamais montré
d'attirance pour les autres femmes, ou alors je ne l'ai pas vu. De toutes manières je m'en fiche et si c'était le cas, tant mieux pour lui !
Les différentes procédures m'ont été expliquées, une liste impressionnante de documents me sont demandés et pour la somme de 1OO euros j'aurais eu toutes les informations souhaitées à ce stade de
ma décision.
selon cet avocat le plus dur est cette prise de décision et il me confirme ce que j'éprouve : il n'est pas nécessaire de trainer l'autre dans la boue.
Il m'indique toutefois que l'écart entre nos deux salaires me permettrait d'avoir droit à une prestation compensatoire. A priori, je n'en veux pas... il me demande d'y réfléchir et de ne pas
décider hâtivement.
La villa, je n'en veux pas, s'il la garde, ce sera un lieu de repères pour les enfants et une fois qu'il m'aura racheté ma part et qu'on aura liquidé les biens communs, je pourrais retrouver
liberté et quiétude.
Je sors de là , heureuse, c'est le mot !
Il pleut, je n'en ai cure et je me surprends à sourire toute seule et à sauter dans les flaques sous mon parapluie blanc...
Je sais aussi qu'une procédure comme celle-ci coute entre 3000 et 5OOO euros, que ce sera plus cher et plus long, deux ans maximum si mon mari refuse le divorce !
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